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Interview : Bonané Bernard, porte-parole de l’UPC-CI :  l’avant projet du code électoral « C’est une plaisanterie de très mauvais goût »

Bonané Bernard, porte-parole UPC-CI, au sujet de l'avant projet du code électoral "C’est un droit constitutionnel, nous ne sommes pas en train de négocier"
Bonané Bernard, porte-parole UPC-CI, au sujet de l’avant projet du code électoral « C’est un droit constitutionnel, nous ne sommes pas en train de négocier »

 

Très peu vu mais actif dans les profondeurs de la politique burkinabè en terre d’Eburnie. L’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) Côte d’Ivoire rejette le fait que la diaspora ne puisse pas voté en 2020. Bonané Bernard, porte-parole Upc-CI, dans cette interview, dit espère que le parti au pouvoir va respecté ce droit constitutionnel des burkinabès de l’extérieur. Pour l’UPC-CI cela n’est pas à négocier.

Comment se porte l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) section Côte d’Ivoire ?

L’Upc Côte d’Ivoire se porte très bien. En ce moment, nous sommes en train de nous réorganiser et mettre des cellules en placent. Pour pouvoir attaqué les élections de 2020.

 

Vous aviez été témoin privilégier du premier grand meeting de l’opposition burkinabès sous l’ère Roch Kaboré. Comment l’aviez-vous vécu ?

Nous avons assisté au premier grand meeting de la coalition de l’opposition. Ça été une grande réussite, la salle était archicomble. On a senti que les burkinabès attendaient, ça depuis des lustres.

 

Où en est-on avec les recommandations arrêtées lors de ce grand rendez-vous de l’opposition ?

Notre président, Zéphirin Diabré a fait des recommandations au parti au pouvoir. Mais, ils ne tiennent, qu’aux actuels dirigeants de les appliquer dans l’intérêt du peuple. Depuis lors, je suis rentré sur Abidjan, je ne sais pas trop ce qui s’est passé entre-temps.
Depuis Abidjan, quels sont les échos qui vous parviennent du Burkina ?

Il nous revient que les gens sont découragés, déçu. Les burkinabès ont réalisé que sa été une erreur d’avoir porté leur choix sur ces gens actuellement au pouvoir, le MPP. Beaucoup de ceux qui voulaient le changement sont déçus. Car après analyse, ils ont compris qu’il y a eu un changement dans le système, mais pas un changement du système. C’est le même système avec les mêmes hommes que nous avons connu pendant ces 30 dernières années, qui continue de gouverner le Burkina Faso.

 

Revenons à ce qui fait l’actualité, le gouvernement burkinabès a soumis un avant-projet de loi sur le code électoral. Dans ce projet, la diaspora voit son droit de vote gravement menacé. Quelle est la position de l’UPCI-CI ?

L’UPC-CI invite ses militants et au-delà de ses militants, nous invitons la diaspora burkinabè à demeurer vigilante. Nous sommes en droit d’exercer cet acte citoyen qui est le vote. En droit, on appelle cela une suspicion légitime. Par ce que tous ceux qui, est en train de se tramer à Ouaga montrent bien que le MPP est à la manœuvre. Il tente de voir quelle sera la réaction de la diaspora. S’il devait prendre la décision de ne pas fait voté les burkinabès de l’extérieur en 2020. C’est un ballon d’essai et tout dépendra du rapport de force en face. Seul le rapport de force les fera plier ou leur permettre de pousser le cochonnet un peu plus loin sur la ligne rouge. Dans tous les cas, nous ne faisons pas confiance à ces gens-là. Nous disons après l’insurrection que le Burkina a connue, et tous les morts qu’il y a eu. On ne peut pas jouer à ce genre de jeu. C’est une plaisanterie de très mauvais goût. Nous espérons qu’ils seront bien inspirés, de renvoyé au calant grec ce genre de projet. Le président du Burkina, Roch Kaboré a promis que les burkinabès de la diaspora vont voter en 2020. Nous espérons qu’il ne va pas revenir sur cette décision. Mais il faut qu’il sache, c’est un droit constitutionnel. Nous ne sommes pas en train de négocier. Comme le président Zéphirin Diabré l’a dit, « ils vont revoir leur copie ».

 

Quelle analyse faite vous du rapport dressé par la CENI sur la géographie des burkinabès de l’extérieur ?

Ce rapport ne dit pas vrai. En tout état de cause, tout ça, ce sont des manœuvres, des cabrioles pour nous jeter un écran de fumé et à la dernière minute. Et venir nous dire que ce ne sera pas possible de tenir les élections en 2020. Entre autres pour des problèmes de moyens financiers. Je pense qu’il faut arrêter de jouer à se faire peur. C’est un jeu très dangereux. En 2015, on nous a fait comprendre que le temps et les moyens ne suffisaient pas. Après les élections, nous (UPC-CI) avions faire un communiqué pour dire aux autorités que 2020 se préparent maintenant, cela fait déjà plus de 2 ans. Alors qu’on ne vienne pas nous raconter des histoires. Les moyens sa se trouve ! Il y’a des pays qui sont prêt a financé les États qui veulent s’engager dans des processus électoraux transparent. Il faut demander l’aide de ses pays. Je parle des pays scandinaves qui sont très ouvert à ce genre de sollicitation. Ne venez pas nous raconter surtout qu’il s’agit de moyen financier.

 

Quelle sera la posture à tenir pour l’UPC-CI, si le pouvoir dit que les burkinabès de l’extérieur ne voteront pas ?

Nous pensons qu’il est mieux pour eux qu’on vote. Nous savons quoi faire ! Nous avons notre stratégie, souffrez qu’on ne la dévoile pas maintenant. Mais nous prenons toujours les consignes du Bureau National dirigé par Zéphirin Diabré. Sachez que nous sommes vigilants. Nous allons prendre les mesures idoines le moment venu en fonction de l’évolution de la situation.

 

Un mot sur l’État sécuritaire du Faso.

Le problème de la situation sécuritaire ne touche pas seulement le Burkina. C’est un problème très sérieux, que même les pays qui ont les moyens, qui soutiennent le Burkina Faso et les pays africains, ont du mal à contenir les mouvements terroristes. Les États-Unis sont frappés, l’Europe et l’Iran donc ce n’est pas évident. Mais nous pensons comme nous l’avions suggéré, il y a un peu plus d’un an après l’attentat de l’hôtel Splandie. Il faut mutualiser les forces entre nos États, au niveau renseignant, des patrouilles sur les frontières qui sont très poreuses. Sans vouloir justifier la difficulté que le pouvoir MPP a à gérer cette situation, mais cela n’est pas évident. Après le sommet sous-régional des pays du G5, nous pensons que les décisions arrêtées vont avoir des effets tangibles. On voit des exemples avec la force Barkan qui vient en appui. Je pense que les perspectives sont bonnes.

 

Quel est votre analyse des procès des gens du régime Compaoré ?

Ce procès est la suite logique de l’insurrection que nous avons vécue. Le pays n’a pas subi une insurrection pour que les choses restent là. On a subi les conséquences du régime trentenaire du système Blaise Compaoré. Ces élites et ces privilégiés qui à un moment se sont installé dans une attitude de vampirisation de l’articulation de l’économie du Burkina. Tout cela résulte de la conséquence de leur gestion. Il faut qu’ils viennent rendre compte. Il faut que ceux qui aspirent à la gestion d’État sache qu’ils doivent rendre compte. C’est terminé le temps où on vient au pouvoir et on pense qu’on n’a pas de compte à rendre de sa gestion. Parlant de ce procès, il faut aussi que les choses se font dans les règles de l’art. La justice burkinabès a crié pendant des années, qu’on ne lui laissait pas les mains libres. J’ose espérer quel est dans les conditions pour rendre une justice équitable. La présomption d’innocence doit prévaloir jusqu’à ce que la preuve de culpabilité soit établir. Mais, il est normal que les gens qui ont exercé des fonctions d’état à quelque niveau que ce soit viennent rendre compte.

 

L’ex-président Balise compaoré ne s’est jamais présenté face à la justice toutefois invité à comparaitre.

C’est son choix de ne pas répondre présent. À mon avis, cela serait une bonne chose qu’il vienne rendre compte. Je vous assure s’il le fait, beaucoup de personnes au Burkina vont être désarçonnées. Blaise n’a pas fait que de mauvaises choses au Burkina. Blaise a fait plein de bonne chose en plus de 20 ans de règne. Il a donné un rayonnement et un véritable statut à notre pays. Les burkinabès ne sont pas amnésique au point de voir que le diable en Blaise Comapaoré. Peut-être aussi, qu’il y a des gens qui n’ont pas intérêt à ce qu’il rentre au Faso. À mon humble avis, pour les fonctions qu’il a occupées, il mérite qu’on lui doive du respect. S’il rentre et que les gens ne se lancent pas dans une logique d’humiliation cela est bon. C’est peut-être pour ça qu’il veut se soustraire aux procédures judiciaires. On doit apprendre à respecter nos chefs. Il faut lui garantir un certain nombre de conditions pour qu’il vienne dire sa part de vérité. Afin qu’on tourne cette page. Il a été président de ce pays pendant près de 30 ans, il mérite respect et considération.

 

Quel sont les prochaines actions de l’UPC section Côte d’Ivoire pour le déploiement du parti sur tout le territoire national ?
Nous allons nous déployer sur l’étendue du territoire ivoirien. Mais notre attention est portée sur le vote de la diaspora en 2020. Une fois le vote acquis, vous verrez que nous avons les moyens et les hommes pour investir le pays.

 

Un mot au militant et sympathisants de l’UPC-CI.
Je demanderais au militants et sympathisants de se mettrent en ordre de bataille. Nous allons multiplier les rencontres afin de donner une orientation. Resserrez-les rangs ! La victoire est à bout de bras.

 

Interview réalisé par Izou Dine Youssef

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